Mourir sous les tomates



Je n’avais jamais senti la mort dans les yeux de quelqu’un auparavant.

Mais le regard que cette fille me lançait était bel et bien celui de la mort.

Elle savait qu’elle était sur le point de mourir.

Piétinée par la foule.

Je n’avais jamais connu une foule aussi dense non plus.

Ma poitrine était comprimée par les gens autour de moi tellement il y avait du monde.

Cette fille avait le regard de la mort.

Et moi j’avais celui de la peur.

Cette aventure avait pourtant si bien commencé.

C’était en Espagne.

Dans le charmant village de Buñol, près de Valence.

Généralement très tranquille, ce petit village était aujourd’hui exceptionnellement envahit par les touristes.

C’était le jour de la Tomatina.

Une guerre de tomates!

D’énormes camions distribuent des tomates très mûres à tout le monde et la bataille commence!

Les éclats de tomates revolent dans tous les sens.

On se cache.

On lance.

On reçoit des projectiles.

On se laisse entraîner dans le combat.

 

Mais les rues se remplissent vite.

Et elles sont très étroites.

La foule se densifie.

Bien vite, on se retrouve coincé.

Il y a tellement de monde qu’on ne peut plus choisir où on veut aller.

La seule option est de se laisser entraîner par la foule.

Et il y a quelque chose de plutôt apeurant de ne pas avoir le contrôle.

Quand j’ai pris conscience du danger, mon focus a changé.

Le plaisir de lancer des tomates a disparu.

Et je me suis concentré à rester debout.

Parce que je savais que de tomber dans une telle foule voulait aussi dire se faire abondamment piétiner.

Alors je m’efforçais de rester debout.

Je prenais chaque bouffée d’air que je pouvais.

Ma poitrine était de plus en plus comprimée par les gens qui m’entouraient.

Et quand j’ai vu cette fille qui était tombée, j’ai vu la mort dans ses yeux.

Je savais qu’elle n’allait pas s’en sortir si elle restait là.

Avec les autres autour de moi, on s’est approché.

On lui a tendu la main.

Et on a réussi à la relever.

À la diriger vers une rue où il y avait moins de gens.

Tranquillement, elle s’est remise de son traumatisme.

Et on a recommencé à respirer.

Après quelques minutes, le danger de la mort avait même été oublié.

Et je recommençais à profiter de la ville.

Et des tomates.
 

C’est absolument fascinant de constater comment l’esprit fonctionne.

Passer de la peur de la mort au plaisir de découvrir une nouvelle ville en quelques minutes!

Le changement de focus peut être tellement rapide.

Ce fameux focus qui est devenu une denrée si rare aujourd’hui.

Contrairement aux tomates qu’on retrouve à profusion à l’épicerie!

C’est tellement facile de m’éparpiller dans tout plein de projets.

Je dis oui à beaucoup trop de choses.

Et je m’efforce énormément de me ramener à mon projet principal: le mastermind.
Le mastermind:
pour t'aider à avancer

Pour m’aider. j’écris mon objectif à chaque jour dans un cahier.

Pour garder mon esprit concentré.

Tous les trucs sont bons.

La mort a cet effet merveilleux que de concentrer l’esprit.

Quand j’étais dans la foule et que j’avais peur pour ma vie, je ne pensais à rien d’autre.

Soudainement, l’esprit se tranquillise et se concentre sur une seule chose: rester en vie.

Et c’est exactement ça qu’il faut reproduire dans la vie de tous les jours!

Pas une situation de vie ou de mort.

Mais une situation où toute notre énergie est concentrée dans ce qui compte le plus.

Parce que c’est beaucoup trop facile de se laisser distraire.

De se laisser prendre dans tous les détails de la vie.

Alors je dois souvent me rappeler ma priorité.

Je dois ramener mon esprit sur mon projet principal.

J’écris mon objectif dans mon cahier à tous les jours.

J’écris ensuite 2-3 priorités pour la journée, en lien avec mon objectif.

Je sors de la maison pour ne pas être distrait.

Pour être concentré sur une seule tâche: mon mastermind.

Le mastermind:
pour rester concentré
 

Parce que les distractions de la vie courante sont un des problèmes les plus communs que j’observe chez mes clients.

On se laisse beaucoup trop distraire par toutes sortes de fausses urgences.

Toutes sortes de trucs pas importants.

Et une distraction de quelques secondes qui interrompt une tâche m’enlève plus que quelques secondes.

Parce que ça prend du temps pour revenir à la tâche principale.

Alors je laisse la mort me guider.

Même si je ne pense pas à la mort au quotidien.

Mais j’essaie de reproduire les circonstances que j’ai vécues à la Tomatina du mieux que je peux.

Je met mon projet au centre de ma journée comme s’il me restait peu de temps à vivre.

Je crée la fausse urgence de réaliser mon projet pour qu’il devienne une priorité.

Pour me permettre de vivre ma vie idéale le plus rapidement possible.
Le mastermind:
Pour rester motivé
En faisant ça, mon esprit se concentre.

Mon projet avance.

Et je vis de plus en plus ma vie idéale.

Comme j’en parle dans mon article de la semaine dernière.

J’adore utiliser la mort comme outil avec mes clients également.

Je pose des questions comme: «Si la vie de la personne la plus précieuse pour toi était en jeu, et que sa vie dépendait de la réalisation de ton projet, en combien de temps pourrais-tu accomplir ton objectif?»

Immanquablement, mes clients me répondent des délais très courts qui me surprennent!

Quand on fait semblant qu’on est confronté à la mort imminente, les peurs disparaissent.

Les fausses excuses s’évaporent.

Les trucs pas importants se volatilisent.

Les obstacles s’écartent de notre chemin.

Et on avance!

Alors, qu’est-ce que tu attends pour vivre ta vie idéale?

Attends-tu d’être confronté à la mort?

Le regret le plus commun des gens sur le point de mourir est le regret de ne pas avoir osé davantage.

Fais en sorte de que ça ne soit pas ton cas!

Et demande-moi de l’aide quand ça devient difficile d’avancer.
En savoir plus...