J'ai arrêté de
faire la pute



Bien des travailleurs autonomes commencent en faisant la pute.

Je l’ai fait moi aussi.

La première étape en affaires, c’est de trouver des clients.

Avant d’avoir un site web, avant d’avoir des cartes d’affaires, ça prend des clients.

Alors la première personne qui daigne montrer un peu d’intérêt pour nos services, on lui saute dessus!

C’est tout à fait normal au début.

Le plus rapidement possible, par contre, il faut déterminer ce qu’on veut vraiment… et l’exiger à nos clients!

Il s’agit d’apprendre à faire de moins en moins la pute.

Parce que, plus je me respecte moi-même, plus mes clients me respectent.

Voici comment je procède:
1. Le prix
Mes tous premiers clients, je les ai fait gratuitement.

J’avais un fort sentiment d’imposteur et je ne me sentais pas encore capable de charger pour mes services.

Par contre, le plus important, c’est justement de ne jamais le faire gratuitement.

Il doit toujours y avoir un échange.

Alors j’ai demandé des témoignages.

Comme je suis généralement dévoué corps et âme envers mes clients et que j’apporte beaucoup de résultats, j’avais de magnifiques témoignages dès le départ.

Ça, c’est ultra précieux.

C’est ce qui me donne ma crédibilité.

Je n’ai pas de certification en coaching et j’ai toujours voulu que la crédibilité de mes services repose sur mes résultats plutôt que sur mes diplômes.

Par contre, en n’ayant pas de certification, on nage plus dans le flou.

Alors c’est encore plus important de récolter les feedbacks et les témoignages.

Ça permet d’apprendre à croire en la valeur qu’on apporte.

C’est fou parce que même ça, j’ai eu de la difficulté à le faire au début!

Les gens que j’aidais m’écrivaient des témoignages magnifiques, mais j’avais de la difficulté à véritablement croire que les gens pensaient ce qu’ils écrivaient.

C’était plus fort que moi: une partie de moi résistait et je croyais que les gens m’écrivaient toutes ces belles choses pour être gentils.

Progressivement, j’ai appris à y croire.

Progressivement, j’ai augmenté mes tarifs.

Après mes 2-3 clients gratuits, je suis passé à 20$ de l’heure.

J’ai fait 4-5 clients à 20$ et je suis ensuite passé à 30$.

Après quelques autres clients je suis passé à 50$, puis 60$.

Aujourd’hui, je suis à 120$ et je suis totalement confortable avec mon prix.

Quelques fois pour des amis ou des gens avec qui mon intuition me dit de le faire, j’offre mes services un peu moins cher.

Mais je déroge très peu de ma règle.

Ce qui me fascine, c’est que la qualité de mes services n’a pas augmenté tant que ça.

Oui, j’ai plus d’expérience.

Mais la plus grande différence, c’est la valeur que je m’accorde!

Et comme les gens paient plus cher, ils sont plus engagé envers leur développement.

Alors j’ai encore plus de résultats!

Et c’est win-win pour tout le monde!
 
 
2. L'horaire
Quand j’ai commencé mon entreprise, encore une fois, j’ai voulu servir tout le monde.

Je travaillais les weekends et les soirs pour voir des clients.

Je prenais un client le matin et un autre en après-midi alors j’avais 5 heures de trou dans ma journée!

Progressivement, j’ai commencé à éliminer les weekends.

J’ai concentré mes rendez-vous de plus en plus sur quelques journées seulement.

Aujourd’hui, à Montréal, je ne prends des clients que les lundis et mardis, entre 10h et 21h.

Et pas toutes les semaines!

Je prends des clients une semaine sur deux seulement!

À l’occasion, quand je me sens généreux, je rajoute un jour de weekend.

Je fais ça environ une fois par mois.

Pour ce qui est de Québec, je prends des rendez-vous une seule fois par mois!

Alors les gens qui veulent me rencontrer à Québec doivent parfois attendre 3 à 4 semaines pour me voir!

À l’occasion, j’ai des gens qui veulent des rendez-vous en «urgence». (À l’intérieur de 2-3 jours)

Ces clients-là, ils ne sont pas pour moi.

J’ai réalisé avec le temps que je n’aimais habituellement pas travailler avec les gens qui veulent des solutions rapides.

Je préfère les gens qui veulent s’investir dans leur développement à long terme.

Comme mes disponibilités sont déjà déterminées d’avance, je suis solide quand j’en parle.

Et ça me permet de filtrer les clients avec qui je veux ou je ne veux pas travailler.
 
 
3. Les frais d'annulation
Ça m’a pris presqu’un an pour commencer à charger des frais d’annulation.

Encore une fois, au début, je voulais être gentil avec tout le monde.

En plus, mon horaire n’était pas plein, alors je n’avais pas vraiment de raison de charger des frais d’annulation.

Pourtant, aujourd’hui, c’est primordial pour moi de charger ces frais.

Je demande 50% du rendez-vous à tous les gens qui n’annulent pas au moins 48 heures à l’avance.

Et c’est quand même surprenant la quantité de gens qui annulent!

Ça aussi, ça m’a fait peur au début.

Je ne voulais pas perdre de clients en les repoussant avec mes frais.

Surtout que certains avaient de très bonnes raisons de ne pas se présenter.

Pourtant, c’est aussi surprenant que des gens qui veulent annuler se présentent au rendez-vous quand je leur dit qu’il y a des frais!

Ça démontre donc à quel point il y a toutes sortes d’annulations.

Des gens qui sont vraiment dans l'impossibilité de se présenter au rendez-vous.

Mais aussi des gens qui n’ont simplement pas un grand engagement envers leur rendez-vous.

Le plus important dans mes frais d’annulation, ce n’est pas tant pour respecter mon temps.

Parce que, lorsqu’un client ne se présente pas, je travaille quand même sur mon marketing!
(En écrivant cet article, par exemple)

Non.

Le plus important, c’est le respect de moi-même et de mon travail.

En exigeant des frais d’annulation à tout le monde, sans aucune exception, je valorise davantage ce que je fais.

Et encore une fois, en valorisant davantage ce que je fais, j’augmente mes standards, je suis davantage engagé envers mes clients, mes clients sont davantage engagés envers mois, j’ai plus de plaisir à travailler, plus de résultats et tout le monde est content!

 
4. Refuser des clients
Ça, c’est ma petite gâterie finale: le moment où je me suis donné le droit de refuser des clients!

Ça n’arrive pas si souvent que ça mais, parfois, il y a des gens avec qui je n’ai vraiment pas envie de travailler.

Ce sont toujours des gens que je ne sens pas engagés envers leur bien-être.

Du monde qui magasine le bonheur en espérant que je règle leurs problèmes sans qu’ils aient d’efforts à faire.

J’ai vraiment de la misère avec ces gens-là.

Alors je les réfère à d’autres pour les aider.

Je ne dis jamais «non» aux gens.

Mais je peux très bien dire: «Je ne pense pas être la bonne personne pour t’aider, voici les coordonnées d’une autre personne que tu peux contacter.»

Le niveau de respect envers moi-même que j’ai atteint en faisant ça est phénoménal!

C’est pour ça que je n’ai plus l’impression de travailler.

Je ne «travaille» qu’avec des gens avec qui j’ai le goût de passer du temps!

Je le fais par choix.

Pas par obligation.

Et ça change toute la donne!

Faire la même activité par choix ou par obligation est complètement différent.

C’est la différence entre avoir du plaisir et avoir de la frustration!

Alors, avec le temps, j’ai appris à refuser des clients.

J’ai progressivement arrêté de faire la pute.

Et je n’ai plus l’impression de travailler.

J’ai même instauré un processus de sélection pour les participants à mon mastermind.

Les participants doivent me choisir autant que je les choisis!

Ça m’assure de continuer à avoir du plaisir à animer les groupes.

Et ça me permet d’avoir un calibre plus élevé dans le groupe.

Avec des gens plus engagés!

Encore une fois, c’est win-win pour tout le monde!
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