La méditation
m'a rendu fou



Ça faisait 3 jours que j’étais en silence.

Aucune distraction.

Pas le droit de parler.

Pas de technologie.

Pas de lecture.

Pas d’écriture.

Juste moi.

Avec mon esprit turbulent.

En train de tranquillement prendre conscience à quel point je suis fou.

J’ai été tenté pendant quelques années d’aller faire un séjour en hôpital psychiatrique.

J’étais curieux d’expérimenter la folie jusqu’au bout.

En fait, j’avais surtout une soif de liberté.

Je voulais me permettre d’être complètement déraisonnable.

Hurler si j’ai envie de hurler.

Être brutalement honnête avec les gens si j’ai envie d’être brutalement honnête.

Me mettre à danser sans musique si j’ai envie de danser sans musique.

Bref, de me permettre de faire tout ce qui me passe par l’esprit.

N’avoir aucune contrainte.

D’être comme un enfant.

D’être complètement moi.

Mais je n’ai jamais eu le courage de me présenter à l’hôpital psychiatrique pour être interné.

À la place j’ai fait l’inverse.

Je suis allé faire une retraite de méditation.

Et pas n’importe laquelle!

J’ai choisi celle où il y a le plus de restrictions.

Un bel environnement bien militarisé où tout est réglé au quart de tour.

Complètement l’inverse de la liberté!

À 4h du matin c’est le premier gong pour le réveil.

On commence la première méditation à 4h30 jusqu’au petit déjeuner à 6h30.

On reprend la méditation de 8h à 11h puis de 13h à 17h.

Il n’y a pas de souper: c’est plus facile de méditer le ventre vide.

Et on reprend la méditation de 18h à 21h.

À 21h30, la journée est terminée et on éteint les lumières.

Le lendemain on reprend la même routine.

En silence.

Jour.

Après jour.

Après jour.

Rapidement, on devient complètement zombie.

Notre vie est contrôlée par le gong qui retentit au début de chaque méditation et de chaque repas

 

Quand je parle de cette retraite aux gens, plusieurs ont peur de passer 10 jours en silence.

Pourtant, ce n’est pas de ça qu’il faut avoir peur.

La vraie difficulté, c’est de se retrouver face à soi-même

Face à sa propre folie.

La première fois où j’ai vécu cette aventure, j’ai pris conscience de toute la rage et de toute la colère que j’avais à l’intérieur de moi.

Après seulement quelques jours, lorsque je m’assoyais pour méditer, j’avais d’intenses images de violence qui me traversaient l’esprit.

C’était sanglant!

Moi qui me croyais être quelqu’un de tellement doux et pacifique.

Je prenais conscience à quel point j’avais énormément de rage refoulée à l’intérieur.

Je me voyais prendre les petits bancs de méditation et câlisser des volées aux gens autour de moi!

Pour absolument aucune raison.

C’était simplement la colère que j’avais inconsciemment enfouie à l’intérieur de moi pendant une trentaine d’années et qui refaisait surface quand je tentais de tranquilliser mon esprit.
 

Parce que c’est comme ça que ça marche.

Tant qu’on garde son esprit occupé par les distractions de la vie comme le travail, parler, la technologie, la lecture, les tâches ménagères et tout le reste, on ne prend pas contact avec ce qu’il y a à l’intérieur de nous.

Mais, une fois qu’on enlève ces distractions, c’est là qu’on peut véritablement prendre conscience de ce qui se passe à l’intérieur.

Au début, c’est désagréable.

C’est inconfortable.

Mais c’est tellement libérateur.

C’est d’avoir la sagesse de passer un moment difficile à court terme pour se permettre de vivre plus en paix avec soi-même à long terme.

C’est pour ça que j’ai fait cette retraite de 10 jours 6 fois.

6.

Fois.

En me demandant à chaque fois qu’est-ce que je fais là.

En ayant parfois atrocement envie de partir.

En prenant conscience de tout ce que je ne veux pas voir à propos de moi.

J’ai vu toutes mes pulsions sexuelles refaire surface.

J’ai pris conscience de toute ma violence intérieure.

J’ai ressenti mon vide affectif.

Mon pris contact avec mon manque d’Amour.

Avec l’irrationalité totale de mon esprit.

J’ai pris conscience de ma folie.

Mon côté animal, totalement incontrôlable, caché sous des apparences de garçon sage.

C’est exactement de ça dont parle le Mérovingien du film la Matrice.
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En même temps, en osant voir tout ça en face, j’ai pu commencer à m’en libérer.

Dès mon premier séjour, j’ai pu voir ma vie se transformer.

Le sentiment de liberté qui vient en sortant est phénoménal.

La nature est plus vivante.

La vie est plus relax.

Et après chaque séjour, je prends conscience que mon esprit se tranquillise de plus en plus.

Je m’approche de plus en plus de ma vie idéale.

Une vie où je suis solide, en paix et épanoui.

C’est un travail de longue haleine.

Qui demande patience et persévérance.

Dont les bénéfices dépassent largement les efforts.

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